La canadienne Isabelle Mercier est devenue, en quelques années, la star féminine du circuit de poker professionnel. Sous son sourire désarmant et son allure élégante, se cache une professionnelle redoutable. Mais rien ne la destinait à un tel statut.
Née à Victoriaville dans la province francophone du Québec en 1975, Isabelle Mercier s’engageait dans une carrière de juriste, au départ. Elle étudie le droit commercial a l’Université du Montréal. Parallèlement a ses études, elle obtint le poste de croupière au Casino de Montréal, un job qui lui ouvrira les portes au monde du poker professionnel, un jeu qu’elle connaît déjà, puisqu’initiée a trois ans par son père.
Arrivée à Paris pour obtenir une maîtrise en droit international à la Sorbonne, elle obtient un emploi encore une fois dans l’univers du jeu, comme chargée de salle de poker à l’Aviation Club de France, prestigieux club des Champs Elysées. C’est à partir du vieux continent qu’elle ira côtoyer les stars du circuit professionnel. La reconnaissance viendra avec une deuxième place et un gain d’environ $55,000 au Masters Classic of Poker à Amsterdam en 2002. Deux ans plus tard, elle remportera le tournoi féminin du Ladies Night Tournament avec un pactole de $25,000, mais aussi le respect du monde du poker professionnel, tant féminin que masculin. Elle héritera, à la suite de ce tournoi, de son surnom, « No Mercy », pour son impassible concentration et son sens du jeu très direct sur les tables de jeux, qualifié d’impitoyable par les commentateurs et ses adversaires. Ce qui fait écho à l’apprentissage de son père qui lui interdisait de pleurer quand elle perdait lorsqu’elle fut très jeune. Désormais au rang de star du poker, elle demeure toujours active sur le circuit, et affiche toujours la même détermination en face de ses adversaires.
En dehors des tables de jeu, Isabelle Mercier est une femme d’affaires avertie, gérant ses produits dérivés, sa griffe de vêtements ainsi que son image sous la marque No Mercy. Elle vit désormais exclusivement du poker, voyageant de tournoi en tournoi. Elle a également signé son autobiographie avec la collaboration de Marina Rozenman en 2008, intitulé « Profession : bluffeuse ». Ce n’est que lui rendre justice de considérer comme l’une des meilleures joueuses professionnelles sur le circuit, ou d’être parmi les meilleurs joueurs tout court.
Ses gains cumulés durant sa carrière monteraient jusqu’à environ $600 000.









